La République du Congo s’apprête à assouplir l’accès de son territoire aux ressortissants africains. Le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi supprimant l’obligation de visa d’entrée pour les citoyens des États du continent, avec une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2027.
Le texte vise à modifier la loi de 1996 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de sortie des étrangers. Cette réforme traduit dans la législation l’engagement annoncé par le Président Denis Sassou N’Guesso le 25 mai 2026, à Brazzaville, à l’occasion de la Journée de l’Afrique.
La suppression du visa ne signifie toutefois pas une entrée totalement libre sur le territoire congolais. Les voyageurs africains devront obtenir, avant leur départ, une autorisation électronique de voyage (ETA), un dispositif destiné à faciliter les contrôles tout en maintenant un suivi des flux de personnes.
Le projet prévoit également des dispositions visant à prévenir l’immigration irrégulière, la criminalité transfrontalière et la traite des personnes. Ces mesures visent à concilier l’ouverture du pays aux ressortissants africains avec la nécessité de préserver la sécurité nationale.
Le texte doit encore être examiné et adopté par le Parlement avant son entrée en vigueur. D’ici là, le régime actuel de délivrance des visas reste applicable aux voyageurs souhaitant se rendre en République du Congo.
Avec cette réforme, Brazzaville s’inscrit dans une dynamique africaine de libéralisation des déplacements. Le pays rejoint ainsi le Rwanda, le Bénin, les Seychelles, la Gambie, le Ghana et le Togo, qui ont déjà supprimé ou assoupli les exigences de visa à l’égard des ressortissants africains.






















