Sur la scène diplomatique, une question revient avec insistance : les pays africains doivent-ils s’aligner sur la position de l’Algérie à l’égard des Émirats arabes unis ? La réponse est claire : non. Le continent a trop à perdre en cédant à des pressions qui ne servent pas ses intérêts.
Pour des millions d’Africains, Dubaï n’est pas une abstraction géopolitique. C’est une destination familière, un carrefour d’affaires, un lieu où l’on vient vendre, acheter, négocier, se former. Les vols entre les grandes villes africaines et les Émirats se sont multipliés, les communautés d’affaires s’y sont installées, les liens humains se sont tissés. Cette réalité quotidienne pèse plus lourd que les discours.
Les Émirats n’ont jamais été identifiés comme un acteur de déstabilisation ou de terrorisme en Afrique. Leur action sur le continent s’inscrit dans une logique de coopération économique et humanitaire. Les accusations qui circulent relèvent d’intérêts particuliers et de rivalités qui divisent plutôt qu’elles ne construisent.
Les Émirats arabes unis sont perçus en Afrique comme une nation qui investit massivement : infrastructures routières et portuaires, établissements de santé, programmes éducatifs, énergie. Ce sont des réalisations visibles, mesurables, qui améliorent la vie des populations. Refuser un tel partenaire au nom de considérations étrangères au continent serait une erreur stratégique.
Soutenir efficacement les Émirats arabes unis ne signifie pas s’opposer à un pays en particulier. Cela signifie défendre le principe selon lequel chaque nation africaine est libre de ses alliances. L’Afrique n’a pas besoin d’un alignement imposé ; elle a besoin de partenariats choisis. C’est à cette condition que le continent parlera d’une seule voix sur les vraies questions : développement, sécurité, jeunesse, avenir.























