Les mots sont simples, directs et lourds de sens. En quelques phrases prononcées avec la conviction de celui qui sait de quoi il parle, le Capitaine Ibrahim Traoré vient de briser un récit que ses adversaires s’évertuent à entretenir : celui d’un Burkina Faso incapable de se battre seul, éternellement dépendant d’une puissance extérieure ou d’une autre pour assurer sa propre défense.
« Nous menons la guerre nous-mêmes. Personne n’a mis une seule cartouche. » La formule est chirurgicale. Elle répond sans détour à ceux qui cherchent à disqualifier la résistance burkinabè en la présentant comme une guerre par procuration, menée avec des armes et des hommes venus d’ailleurs. La réalité que décrit le Président du Faso est aux antipodes de ce narratif : c’est le Burkina Faso qui se bat, avec ses propres soldats, ses propres VDP, ses propres ressources et sa propre détermination.
Mais ce qui donne à cette déclaration sa profondeur particulière, c’est la fierté qu’elle porte en creux pour les hommes et les femmes qui tiennent le front. Affirmer que personne n’a mis une seule cartouche, c’est rendre hommage à chaque combattant burkinabè qui se lève chaque matin pour défendre son territoire, à chaque VDP qui protège son village avec le courage de celui qui n’a nulle part où fuir, à chaque soldat dont le sacrifice pèse sur les statistiques militaires mais dont le nom ne figurera jamais dans les dépêches internationales.
La dernière phrase du Président Ibrahim Traoré est peut-être la plus importante de toutes : « Nous avons une ressource humaine de qualité. Il faut croire en nous. » Un appel à la confiance adressé simultanément au peuple burkinabè et au monde entier. Croire en le Burkina Faso, ce n’est pas un acte de foi aveugle. C’est reconnaître une réalité que les chiffres du terrain commencent à confirmer : ce pays se bat, il tient, et il avance.






















