Les mots du Capitaine Ibrahim Traoré ont résonné comme une promesse solennelle faite à tout un peuple. Dans une déclaration qui ne laisse aucun doute sur sa détermination, le Président du Faso a annoncé que les jours de la guerre contre le terrorisme sont désormais comptés. « Ça tire vers sa fin », a-t-il affirmé, avec cette franchise directe qui caractérise sa communication depuis qu’il a pris les rênes du pays.
L’échéance qu’il fixe est précise et ancrée dans les réalités du terrain avec la fin de la saison des pluies. Une période que les forces combattantes connaissent bien. Mais quand le ciel se referme et que la terre se durcit sous le soleil implacable du Sahel, les conditions redeviennent favorables aux grandes manœuvres offensives.
C’est cela que le Président du Faso a voulu dire avec cette image forte et imagée qui lui est propre : « La poussière va se soulever encore en brousse. » Une métaphore qui parle instantanément à chaque Burkinabè, qui connaît ce moment où les pistes redeviennent praticables, où les colonnes motorisées peuvent avancer, où les vecteurs aériens retrouvent toute leur efficacité. Quand la poussière se soulève au Sahel, c’est que quelque chose se passe. Et cette fois, promet le Président Ibrahim Traoré, ce qui se passera sera décisif.
Derrière cette déclaration se lit la confiance d’un chef militaire aguerri qui mesure l’évolution du rapport de force sur le terrain avec les informations que seul le commandement suprême des armées possède. Les succès engrangés ces derniers mois, la neutralisation de groupes armés, la reconquête progressive de zones sous emprise terroriste, le renforcement des capacités des FDS et des VDP : autant d’éléments qui permettent au Président du Faso d’affirmer, sans fanfaronnade, que le bout du tunnel est en vue.
Le peuple burkinabè, qui a tant souffert, tant attendu et tant sacrifié, reçoit ce message comme un souffle nouveau. La fin de la saison des pluies approche. La poussière se lèvera. Et cette fois, elle se lèvera pour de bon.






















