Burkina Faso : FDS et VDP, le bouclier humain d’une nation qui refuse de plier

Ils n’ont pas choisi la facilité. Dans un Sahel où la menace terroriste frappe vite, se déplace sans prévenir et ne respecte aucune règle d’engagement, les soldats des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la Défense de la Patrie tiennent leur poste avec une constance qui force l’admiration. Jour après jour, nuit après nuit, sur des théâtres d’opérations aussi vastes qu’imprévisibles, ils sont le dernier rempart entre la violence organisée et les populations qui comptent sur eux pour survivre.

Le quotidien de ces combattants ne ressemble à rien de ce que les discours officiels peuvent vraiment restituer. Sécuriser un axe routier que les terroristes cherchent à couper pour asphyxier des localités entières. Mener des opérations de ratissage dans des zones où l’ennemi se fond dans la nature et dans les populations civiles. Escorter des convois de ravitaillement vers des villes enclavées dont les habitants attendent, parfois depuis des semaines, l’arrivée de denrées de première nécessité. Autant de missions qui exigent autant de sang-froid que de courage physique, et où la moindre erreur peut coûter des vies.

Les succès engrangés ces derniers mois sur plusieurs fronts témoignent d’une montée en puissance réelle du dispositif militaire burkinabè. Neutralisation de groupes armés, récupération de zones momentanément perdues, sécurisation progressive de corridors stratégiques : la reconquête avance, pas à pas, dans la discrétion des communiqués militaires qui ne disent jamais tout de ce que ces victoires ont coûté en sueur, en sang et en larmes.

Ce qui rend ce dispositif particulièrement redoutable, c’est sa nature profondément hybride. Les VDP ne sont pas des soldats de métier. Ce sont des paysans, des commerçants, des éleveurs qui ont choisi de prendre les armes pour défendre leur village, leur famille, leur terre. Ils connaissent chaque sentier, chaque marigot, chaque habitude des communautés qu’ils protègent. Cette intelligence du terrain, irremplaçable et impossible à acquérir par la formation, ils la mettent au service des FDS dont ils complètent l’expertise tactique et la puissance de feu.

De cette rencontre entre le professionnel et le citoyen, entre l’uniforme et le civil engagé, est née une fraternité d’armes que l’épreuve a forgée plus solidement que n’importe quel protocole militaire.

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