Il y a un symbole fort dans le choix de Bobo-Dioulasso pour accueillir ce jeudi le Conseil des ministres présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré. La deuxième ville du Burkina Faso, capitale économique de l’ouest du pays, reçoit le gouvernement dans son entièreté, rappelant que la République ne se gouverne pas uniquement depuis Ouagadougou et que les décisions qui engagent l’avenir du pays peuvent et doivent parfois se prendre au plus près des réalités du terrain.
Cette session de travail au sommet de l’État réunira les membres du gouvernement autour d’un ordre du jour dont les dossiers, une fois adoptés, devront répondre aux aspirations profondes d’un peuple burkinabè qui attend des actes à la hauteur des sacrifices qu’il consent chaque jour.
Conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire, chaque décision prise lors de ce Conseil s’inscrit dans une vision d’ensemble qui place le citoyen au centre de l’action publique.
Les détails des dossiers examinés seront communiqués à l’issue de la session par le ministre porte-parole du gouvernement. Mais la tenue même de ce Conseil à Bobo-Dioulasso constitue en soi un message politique : celui d’un État qui circule, qui s’installe là où vivent et travaillent les Burkinabè, et qui refuse de laisser la distance entre la capitale et les autres villes du pays se transformer en distance entre le gouvernement et son peuple.






















