Au Togo, il y a des textes de loi qui changent des vies. Celui adopté ce lundi 7 septembre 2026 en Conseil des ministres, sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, pourrait bien en faire partie. Le Togo vient d’adopter un projet de loi relatif à la promotion et à la protection des personnes handicapées, refondant un cadre juridique qui ne répondait plus aux exigences d’une société véritablement inclusive.
Le constat qui a motivé cette réforme est lucide et sans complaisance. Les personnes handicapées constituent une composante à part entière de la société togolaise, contribuant à la vie économique, sociale et citoyenne du pays. Pourtant, elles se heurtent quotidiennement à des murs invisibles mais bien réels : accès difficile à l’éducation, aux soins, à l’emploi, aux infrastructures et aux services sociaux de base, sans oublier les stigmatisations et discriminations que trop de concitoyens leur font encore subir dans leur vie quotidienne.
Face à cette réalité documentée, le gouvernement togolais a choisi d’agir par la loi, en harmonisant le cadre juridique national avec la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et en intégrant les recommandations formulées à l’égard du Togo par les instances compétentes. Une démarche qui ancre la protection des personnes handicapées non plus dans la seule bonne volonté des acteurs, mais dans des obligations légales que l’État s’engage à faire respecter.
Le contenu du texte adopté est ambitieux dans son étendue. Santé, éducation et formation professionnelle, accessibilité et mobilité, travail et emploi, protection sociale, participation à la vie publique et politique : tous les domaines où l’exclusion s’est historiquement manifestée font désormais l’objet de dispositions renforcées.
Une attention particulière est accordée aux femmes et aux enfants handicapés, doublement vulnérables dans un environnement social qui les expose à des discriminations croisées.






















