Il y a des promesses qui s’évaporent dans les discours officiels et ne laissent derrière elles que de la déception. Celle que le Capitaine Ibrahim Traoré avait faite en décembre 2024 à Sa Majesté Naaba Guigemdé de Barsalogho n’est pas de celles-là. L’axe Kaya-Barsalogho est désormais bitumé, et les usagers qui l’empruntent chaque jour roulent sur du goudron là où la poussière et les nids-de-poule régnaient autrefois en maîtres.
Moins d’un an entre la promesse et la réalité. Dans un contexte où le Burkina Faso mène simultanément une guerre contre le terrorisme, gère une crise humanitaire et reconstruit ses institutions, tenir un engagement d’infrastructure dans ce délai n’est pas un acte anodin. C’est la démonstration que la parole du Chef de l’État n’est pas un instrument de communication, mais un engagement dont il assume personnellement l’exécution.
Pour les populations de Barsalogho et de toutes les localités que relie cet axe, ce bitumage change concrètement le quotidien. Une route goudronnée, c’est du temps gagné, des véhicules qui s’abîment moins, des marchandises qui arrivent à destination sans les pertes causées par les cahots, et surtout une connexion renforcée avec le reste du pays pour des communautés qui ont trop longtemps vécu l’enclavement comme une fatalité.
Naaba Guigemdé avait porté la voix de son peuple auprès du Président du Faso. Le Capitaine Ibrahim a répondu par du bitume. C’est cela aussi, gouverner.






















